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La montagne noire

Par Francois
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Il s’agissait pour moi de ma 2ième ascension de la montagne Noire en hiver. Cette fois-ci la température avoisinait les -20 degrés avec des forts vents. C’était carrément glacial. Mais qui dit basse température dit aussi ciel d’un bleu azure! 

Distance: 13km

Dénivelé: 655m

Durée: 4h45

Difficulté: Intermédiaire

Frais: 0$

Chien: Oui

Stationnement

L’histoire du Liberator Harry

20 octobre 1943, la deuxième guerre mondiale fait rage en Europe. Dans l’Est du Canada, c’est la pluie et la brume qui s’abattent sur Terre-Neuve d’où a décollé, quelques heures plus tôt, le Liberator Harry pour un vol de routine en direction de Mont-Joli au Québec. L’avion, un bombardier B-24, a à son bord 4 membres d’équipage et 20 soldats du 10e escadron des Forces Armées Canadiennes revenant en permission au pays. Un peu avant 2h00 du matin, l’appareil contacte l’aéroport de Mont-Joli pour obtenir l’autorisation d’atterrir. Toutefois, les contrôleurs l’avise que les mauvaises conditions météo ont forcé la fermeture de la piste et on le redirige vers Ottawa ou Dorval. Ce fut le dernier contact radio de l’avion qui se retrouvera bientôt au-dessus de la ville de Saint-Donat, dans la région de Lanaudière…

Dès le lendemain, les recherches se mettent en branle. Pendant tout un mois, de nombreux vols (728 pour être précis) sont effectués sur la trajectoire de l’avion pour tenter d’apercevoir des débris. Malgré les témoignages de certains résidents de Saint-Donat qui affirment avoir entendu un vol passer à basse altitude et un bruit d’écrasement, les autorités finissent plutôt par croire que l’appareil a fait naufrage dans le fleuve Saint-Laurent plus au sud et abandonnent les investigations. Sa disparition demeure un mystère pendant quelques années.

Découverte sur la Montagne Noire

Près de trois ans plus tard, en juin 1946, suite à la disparition d’un autre avion dans la région, un reflet métallique attire l’œil de l’équipe de sauvetage presqu’au sommet de la Montagne Noire. Rapidement, une expédition est organisée pour rejoindre les lieux. À cette époque, la montagne Noire est une forêt dense et difficile d’accès et plusieurs kilomètres la séparent du lac Archambault d’où le trajet débute. Au bout de plusieurs heures de marche, les secours atteignent le site pour découvrir, consternés, les restes du fameux Liberator Harry qui avait pris feu immédiatement après le crash mais surtout, les dépouilles des 24 hommes tous morts sur le coup.

Histoire complète

Le Mésangeai

Dès mes premiers pas je me suis dirigé vers le Mésangeai avec l’aide des pancartes sur le sentier. Chaque intersections est très bien documenté sur le site même. de cette façon il est pratiquement impossible de ce perdre. J’avais mon GPS avec moi et aucune fois je n’ai eu besoin de l’ouvrir. Une très nette amélioration versus 2013 où les sentiers étaient très hasardeux. J’ai pris le chemin le plus direct car je voulais faire la boucle en redescendant par le site du Liberator Harry après avoir visité la tour d’observation. 

Le sentier du Mésangeai était d’une incroyable largeur et l’ascension est assez constante. Le fait d’être dans un sentier large, facilitait l’incursion du vent sur mon visage. C’était comment dire: Frette en calvaire! Tuque, buff, grosses mitaines. Pour un gars qui n’a pas froid habituellement, je venais de me faire refroidir les ardeurs. Ça allait prendre une méchante grosse dose de chaleur après pour me faire réchauffer!

Le refuge était malheureusement occupé par une seule personne et il ne pouvait nous laisser entrer (COVID-19). Donc, tandis qu’il était pratiquement en petit chandail, en train de manger tranquillement son diner à la grosse chaleur, je suis allé me réfugier dans la “shed à bois” à -20 plus le facteur vent pour tenter de manger un morceau sans y perdre un doigt. l’expérience ne fut pas vraiment apaisante! 

Départ rapide pour le sommet de la Montagne Noire.  

La tour de la Montagne Noire

Cette deuxième section est beaucoup plus facile et longe le lac Crystal avant d’arriver à la tour d’observation qui marque le sommet de la montagne. C’est à à près de 900m d’altitude qu’on découvre un beau panorama à 360 degrés ainsi qu’une quantité incroyable de skidoo qui sont quand même très respecteux. Il faut savoir que tout les sentiers confondus (rando, ski, skidoo) se rejoignent au sommet pour profiter de cette nouvelle tour d’observation. Le paysage a su conserver sa neige d’il y a une semaine. On sent très bien que les arbres sont lourd de neige et ils dégagent un magnifique  coup d’œil! Même le vent hivernal n’a pas réussi à m’empêcher de rester en haut de la tour un bon 10min. C’était vraiment MAGIQUE!  

Retour sur mes pas...

Normalement, je devais faire la boucle pour passer par le site du Liberator Harry mais il s’avère qu’en hiver, le sentier utilisé n’est pas praticable par le monde de la randonné à pied/raquette. Il est réservé pour les skieurs. C’est en étant très déçu que j’ai du retourner sur mes pas. J’ai pu prendre un sentier alternatif un peu plus bas que le Mésangeai. Je voulais essayer d’éviter le large sentier et le vent qui l’accompagne. Cela fut très efficace car j’ai eu très chaud lors de la descente quasi à la course! 

J’ai par la suite fait une petite bifurcation pour visiter un point de vue sur le lac Archambeault. Ce léger détour m’a rallongé d’à peu près 30-45 min! Merveilleux! 

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