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Sentier Mekinac

Par Francois
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Eh oui : je suis retourné dans le Parc de la Mauricie. Et ce ne sera sans doute pas la dernière fois. De retour pour un N’ième fois dans ce beau parc. La majorité du temps en hiver… Aujourd’hui, c’était au tour du sentier Mékinac

Distance: 10.3km

Dénivelé: 380m

Durée: 3h00

Difficulté: Facile

Frais: 8.5$ (Liens)

Chien: Oui

Stationnement

Le Sentier Mékinac

Le sentier Mékinac, c’est une partie du sentier Deux-Criques, qui lui est d’une longueur, de 16 km, et qui est classé comme étant le sentier le plus difficile du Parc. Je l’ai déjà fait celui-là

Pour prendre le sentier Mékinac, deux choix de stationnement sont possibles pour l’auto. Il faut d’abord entrer dans le Parc par le secteur St-Jean-des-Piles. Une fois passée la cabane de péage :

1) on peut faire 3 km (3 minutes) et garer son auto au stationnement Mékinac.

2) on peut faire 4,5 km (5 minutes) et garer son auto au stationnement du chalet de la Rivière-à-la-Pêche (toilette, vestiaires, douches, restaurant)

Sentier Mékinac en hiver

Partir de l’un ou l’autre, ça revient exactement au même étant donné que le sentier est une boucle. Pour ma part, je me suis stationné au Mékinac avec les autres membres de notre groupe.

Mékinac est un mot algonquin qui signifie apparemment « tortue ». Dans ce cas, théoriquement du moins, il doit donc y en avoir quelques-unes dans le coin – des tortues –, mais je n’en ai pas aperçu une seule (hiver oblige!) . C’est dommage, car ça aurait été le fun.

En prenant le sentier comme je l’ai fait, c’est-à-dire à partir du stationnement Mekinac, et dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, on part tout près de la rivière Saint-Maurice qu’on longe pendant 2 km. Tronçon très facile, c’est une trail de 4 roues. Mais un peu décevant en ce qui me concerne. Je vous explique.

En étudiant le sentier sur la carte, je croyais que j’allais marcher le long de la belle rivière St-Maurice. En réalité, on en est trop éloigné, et les arbres nous la cachent pratiquement tout le temps. Il arrive quelquefois qu’on la distingue un peu à travers le feuillage, mais c’est loin d’être satisfaisant. Il y a bien un point de vue à mi-chemin sur un sentier alternatif mais la vue est assez décevante. La première fois qu’on la voit pour la peine, c’est juste avant de bifurquer à l’intérieur des terres. Un peu frustrant.

Rendu 0,8km plus loin, on parvient à une passerelle flottante qui nous permet de traverser le ruisseau du Fou à l’endroit pile où celui-ci se jette dans le Saint-Maurice.

La passerelle du Sentier Mékinac

Le spectacle est évidemment de toute beauté. Je conseille d’en profiter pour prendre un peu de repos, car à partir de là, c’est le vrai sport de rando qui débute : une côte… Une côte qui est longue. Pis c’est le fun, pis c’est plaisant, pis c’est cardio! 

Ça monte raide pendant presque 2 km. Il y a des escaliers sur plusieurs tronçons. En été ça doit être le fun. En hiver, j’ai monté la majorité sur le côté. C’est plus sécuritaire avec des raquettes à crampon.

Pour ceux qui ont un problème avec les montées, j’avoue que ces manches-là qui se perdent à l’infini vers le haut, ben ça peut faire peur sur le coup. Le truc, c’est de rester cool, pis ne pas les escalader en voulant montrer à tout le monde qu’on est un randonneur émérite – genre « j’ai même pas chaud, chu même pas essoufflé ». Car la route est encore longue avant le retour au bercail. L’humilité est de rigueur, ainsi que les petites enjambées pas trop rapides.

Personnellement, j’aime ça quand ça monte de cette façon-là. Pas parce que je suis masochiste. Non. J’aime ça parce que 1) ça m’oblige à garder la forme ; pis 2) habituellement, quand ça monte, c’est parce qu’il y a quelque chose de spécial qui nous attend en haut : un belvédère, par exemple, ou un beau point de vue. Ben c’est justement ça qui s’est passé en haut de cette côte-là.

Mais pour profiter du spectacle, il faut faire un détour d’environ 1 km (aller-retour) sur un bout de sentier qu’ils appellent le Rosoy. Il se trouve là, au bout de ce Rosoy, non pas un, mais bien deux belvédères ! On rit pus…

Le premier fait face vers le nord, avec vue sur le lac Rosoy en contrebas. Pas ben ben gros, ce lac-là – c’est quasiment un étang.

La halte du Sentier Mekinac

Le deuxième, pour sa part, fait face vers le sud-est, avec une vue sur la rivière St-Maurice, au loin. Il s’agit d’un belvédère de luxe, avec deux belles chaises confortables, de couleur rouge, et une petite table pour déposer nos bières. Il ne manque qu’un parasol! 

Quand on quitte ce ruisseau, on recommence à monter. Et la pente est cool disons. Mais c’est pas trop long. Et en haut de la côte, on est sur nos derniers milles. Le sentier devient un sentier ordinaire de forêt. Mais la nature est belle pareil, pis on respire quand même du bon air pur.

On sent par contre qu’on arrive au stationnement. Pourquoi je dis ça ? Parce qu’on longe la route du Parc qui se trouve sur notre droite, pis qu’on entend les voitures rouler pas très loin. Le bruit des moteurs, ça fait un peu moins nature, évidemment… Pis en plus, un bout de ce tronçon-là est une sorte de chemin de 4 roues très large – pas très beau. Ça alterne comme ça sur environ 3 km.

À partir de là, la trotte est de 2,5 km, sur un terrain relativement plat, avant de parvenir à un autre belvédère  qui nous permet de contempler le Saint-Maurice, encore une fois – mais de loin.

En reprenant la route à partir du belvédère, ça descend raide sur une bonne distance. Et en bas, on arrive à une petite rivière (un ruisseau) qui coule dans le fond d’une vallée. 

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