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Randonnée nocturne et lever de soleil manqué

New York

Francois Francois
Sommet / Peak Distance 6,25 km Dénivelé 311 m Intermédiaire Aller / Retour Été, Automne Chiens OK Gratuit
Randonnée nocturne et lever de soleil manqué

Un départ précipité vers les Adirondacks

La journée de vendredi avait pourtant commencé de façon tout à fait ordinaire. Debout vers 8 heures du matin pour assister virtuellement à une réunion de formation pour mon nouveau travail, j’ai rapidement réalisé qu’une fois la caméra éteinte, l’idée de retourner sous les couvertures avait perdu tout son attrait. J’ai donc décidé de devancer mon horaire et de me rendre au travail plus tôt. Cette petite avance m’a permis de régler mes dossiers dans un calme absolu. J’ai étiré cette journée de travail jusqu’à minuit tapant. L’ordinateur fermé, l’appel des montagnes s’est fait sentir. Sans perdre une minute, j’ai pris la route en direction des Adirondacks. La traversée des douanes s’est faite avec une fluidité déconcertante, et vers 2h30 du matin, mon véhicule s’immobilisait dans le vaste stationnement du centre de ski de Van Hoevenberg. La nuit était d’un noir d’encre et je comprenais déjà que mon timing allait me faire arriver au sommet beaucoup trop tôt. Mais bon, je me suis dit que je pourrais toujours grapiller quelques minutes de sommeil en altitude.

L’histoire olympique fascinante du centre de Van Hoevenberg

Avant de m’attaquer à la montagne, il est impossible de se trouver à Van Hoevenberg sans ressentir le poids de l’histoire sportive qui imprègne les lieux. Ce site n’est pas qu’un simple point de départ pour les randonneurs, c’est un véritable monument de l’olympisme mondial. Construit initialement à l’aube des années 1930 pour les Jeux olympiques d’hiver de Lake Placid en 1932, le complexe a littéralement été sculpté dans la nature sauvage des Adirondacks. Sa célèbre piste de bobsleigh, reconnue pour ses virages vertigineux, a vu défiler les plus grands athlètes de la planète. Près d’un demi-siècle plus tard, lors des mémorables Jeux de 1980, le complexe a de nouveau vibré sous les acclamations internationales, accueillant les épreuves de bobsleigh, de luge, ainsi que le ski de fond et le biathlon. Aujourd’hui encore, marcher près de ces installations monumentales donne l’impression d’entendre le grondement sourd des patins sur la glace. C’est un terrain de jeu mythique où la vitesse et l’endurance ont écrit quelques-unes des plus belles pages des sports d’hiver.

Une ascension en mode escalier vers le sommet

Le sentier Est pour grimper le mont Van Hoevenberg est, pour le dire simplement, un escalier interminable. Sincèrement, à part dans les grands centres urbains, je n’avais jamais croisé un sentier forestier aussi aménagé et comptant autant de marches. C’est à ce moment précis que j’ai béni ma routine quotidienne! Gravir les 12 étages de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont tous les jours a finalement payé. Mes mollets étaient prêts. Ce sentier particulièrement bien tracé longe certaines pistes de ski et ce qui semble être un remonte-pente dédié au bobsleigh. J’avalais le dénivelé à un bon rythme et je suis arrivé au sommet étonnamment vite. Seul petit problème, le sommet officiel ne propose absolument aucune vue. Rien du tout. Une simple clairière fermée.

À la recherche du point de vue parfait pour l’aube

Refusant de me contenter d’un sommet aveugle, j’ai rebroussé chemin sur environ 200 à 300 mètres, me souvenant avoir aperçu des corniches rocheuses lors de la montée. J’ai trouvé la première corniche, me suis installé, et j’ai regardé ma boussole. C’est là que le drame a frappé. Cette corniche pointait directement vers l’ouest. J’ai soudainement réalisé que j’avais initialement repéré ce sommet pour un coucher de soleil. J’avais complètement omis de revalider ce détail crucial en transformant mon plan pour un lever de soleil! J’ai scruté la noirceur à la recherche d’une alternative. Les autres corniches étaient tout aussi décevantes. Ce n’est qu’au niveau de la dernière que j’ai deviné, à la lueur de ma lampe frontale, un minuscule passage non balisé se faufilant entre deux sapins massifs. J’ai tenté ma chance. Après cinq minutes de marche à l’aveugle, bingo! Une corniche isolée s’ouvrait devant moi, offrant une vue dégagée à environ 75 % sur l’est. C’était limite, mais suffisant pour le spectacle à venir.

Le froid, les étoiles et une heure dorée imparfaite

En attendant l’aube, j’ai dû me changer de la tête aux pieds. La température au sommet flirtait avec un timide 10 degrés, et le vent glacial transperçait tout. Une fois emmitouflé, j’ai trouvé une surface rocheuse plus ou moins plane pour m’allonger. Il me restait une bonne heure à tuer. Le ciel étoilé était d’une pureté incroyable, bien que la Voie lactée ne m’ait offert qu’une infime traînée à peine visible. Le froid et les bourrasques m’ont empêché de vraiment dormir, mais j’ai pu reposer mes yeux. Puis, la fameuse heure dorée a débuté. J’ai sorti mon Xiaomi pour immortaliser ces teintes sublimes qui réveillaient la nature. Cependant, un détail est devenu frustrant, une montagne massive se dressait exactement là où le soleil devait percer l’horizon. Impossible de voir les premiers rayons. Attendre que l’astre grimpe au-dessus de cet obstacle m’aurait coûté une heure de plus, ruinant la belle lumière dorée. J’ai donc fait le choix de plier bagage, satisfait tout de même de l’ambiance lumineuse.

Une descente abrupte pour clore le premier chapitre

J’ai entamé la descente et remarqué une jonction tout près du sommet, invisible sur AllTrails mais bien présente sur mon application Mapsme. Le tracé semblait plonger en ligne droite vers le centre de ski. J’aime l’aventure, alors je m’y suis engagé. Premier constat, c’est une descente brutale, raide et sans compromis. Il fallait garder l’œil grand ouvert car les intersections se multipliaient et s’égarer aurait été un jeu d’enfant. Grâce à mon application, j’ai rejoint la base sans encombre. En regagnant la voiture, un petit calcul mental m’a frappé, cela faisait près de 24 heures que j’étais debout. Et pourtant, la journée ne faisait que commencer…

Informations

Distance 6,25 km
Dénivelé 311 m / 1 020 ft
Difficulté Intermédiaire ★★★☆☆
Chiens Autorisés
Durée estimée 2h20 @ 4 km/h
2h40 @ 3,5 km/h
3h05 @ 3 km/h
Type de destination Sommet / Peak
Saison recommandée Été, Automne
Type de randonnée Aller / Retour
Stationnement Lien Google Maps
Accès Gratuit

Destination(s) de cette randonnée

Équipement recommandé

  • Bâtons de marche
  • Boussole
  • Carte
  • Couteau de poche
  • Crème solaire
  • Eau
  • Imperméable
  • Lampe frontale
  • Lunettes de soleil
  • Manteau isolant
  • Nourriture et collations
  • Sac à déchets
  • Sifflet
  • Téléphone
  • Trousse de premiers soins
  • Vêtements de rechange

Carte de la randonnée

Sommets gravis

Carte AllTrails

Voir sur AllTrails
La carte et les données d'AllTrails ne sont qu'à titre de renseignements. Le tracé réel peut différer légèrement.

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