Jour 10 – Chaleur extrême en camping
Día n.º 10, Utah
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Aujourd’hui, je me suis réveillé vers 6 heures du matin, mais pas de la manière la plus glamour qui soit. La nuit a été mouvementée, et je ne sais même pas pourquoi. J’ai mal dormi, assez pour me poser des questions existentielles du genre : « Est-ce que j’y vais ou pas aujourd’hui ? Est-ce que je prends une journée off pour me reposer et profiter de mon petit camping ? » Après tout, je suis à moins de 10 minutes du Parc national de Zion, alors ce n’est pas comme si j’étais perdu au milieu de nulle part.
Qu’est-ce que le Parc national de Zion ?
Avant de continuer, laissez-moi vous expliquer ce qu’est Zion, parce que c’est pas juste un parc, c’est une expérience. Situé dans l’Utah, aux États-Unis, Zion est un des parcs nationaux les plus populaires du pays. Avec ses 146 000 acres de paysages à couper le souffle, c’est un véritable paradis pour les amoureux de la nature. Les falaises de grès rouge, les canyons spectaculaires et les rivières cristallines attirent plus de 4,5 millions de visiteurs par an.
Parmi les attractions les plus célèbres, on trouve The Narrows, un sentier où on marche littéralement dans une rivière entourée de parois de canyon vertigineuses, et Angels Landing, une randonnée qui offre une vue à 360 degrés sur le parc (mais qui n’est pas pour les âmes sensibles, car il faut grimper une crête étroite avec des précipices des deux côtés). Bref, Zion, c’est le genre d’endroit qui te fait te sentir tout petit face à la grandeur de la nature.
Retour à ma journée mouvementée
Donc, après m’être posé toutes ces questions existentielles, j’ai décidé de me recoucher et de dormir jusqu’à 9 heures. Et là, réveil en douceur… ou pas. Je me suis réveillé dans ma propre flaque de sueur. Il faisait tellement chaud dans ma tente que je transpirais comme un joueur de hockey pendant une séance de tirs de barrage.
Okkkk, ça va être une journée intense. J’avais oublié un détail crucial : dans le désert, la température descend rapidement la nuit, mais dès que le soleil se pointe, ça monte en flèche. Et là où je suis, les arbres ne sont pas exactement des parasols géants. Ils sont petits, avec peu de feuilles, et l’ombre est plus rare qu’un Canadien qui déteste le sirop d’érable.
Le combat contre la chaleur
J’ai décidé de faire avec ce que j’avais. J’ai sorti ma chaise pliante (parce que oui, je voyage avec une chaise pliante, je ne suis pas un sauvage) et j’ai déjeuné tranquillement dans le peu d’ombre qui restait près de ma tente. J’avais prévu de vérifier mes comptes bancaires, mais le réseau internet était entre « inexistant » et « très faible ». Une simple connexion à mon application bancaire prenait une éternité. J’ai vite compris que je ne passerais pas la journée à scroller sur Instagram.
Par chance, j’avais prévu le coup avec quelques films et séries télé sur une clé USB. Me relaxer en bougeant ma chaise pour rester à l’ombre a occupé une bonne partie de mon avant-midi. Mais vers midi, les choses ont commencé à se compliquer.
La révolte des appareils électroniques
Il faisait tellement chaud que mes appareils électroniques ont commencé à faire la grève. Mon cellulaire a été le premier à lâcher prise : il s’est éteint et a refusé de redémarrer à cause de la surchauffe. Ensuite, ce fut au tour de mon bon vieux portable de surchauffer. J’ai pensé : « Ok, je vais aller marcher un peu et prendre des photos avec mon Canon. » Et bien sûr, après trois photos, mon appareil photo a lui aussi dit : « Non, merci, je prends une pause. »
Là, j’ai commencé à avoir sérieusement peur. Il ne me restait plus que ma voiture. Et si elle décidait de faire la grève elle aussi ? Et si elle surchauffait et refusait de démarrer ? Bref, j’ai passé tout mon après-midi à chercher de l’ombre (qui était quasi inexistante) et à boire de l’eau chaude.
Oui, vous avez bien lu : de l’eau chaude. Mon eau était stockée dans un contenant de 20 litres dans ma voiture, qui était devenue un véritable four. L’eau était aussi chaude que l’air ambiant, et croyez-moi, ce n’est pas agréable à boire.
Le retour à la normale
Finalement, vers 18-19 heures, la température a commencé à baisser, et tout est rentré dans l’ordre. J’ai pu souffler un peu et profiter de la fraîcheur quasi glaciale du désert la nuit. Je me suis couché un peu plus tard ce soir-là, épuisé mais soulagé.
Demain, c’est certain, je lève le camp et je vais visiter Zion National Park. Après une journée comme celle-là, j’ai besoin de me ressourcer dans la nature grandiose de ce parc légendaire.
Questions engageantes
- Avez-vous déjà vécu une journée où tout semblait se liguer contre vous ? Racontez-moi ça en commentaire !
- Si vous deviez choisir entre affronter la chaleur du désert ou le froid polaire, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?